SOCIETE des CONCERTS d'fiGYPTE (Collabohatio^ ]BETTINO CONEG EISNO) Deux Concerts Symphoniques de The Palestine Orchestra (Founder : Bronislaw HUBERMAN) SOUS LA DIRECTION DE TOSCANINI au THEATRE ALHAMBRA Samedi, 9 JanVier 1937, a 6.15 h. p.m. tits precises (fibonnement) Et en Gala: Lundi, 11 JanVier 1937, a 9.30 h. p.m. tits praises (tlors-abonnement)
ARTURO TOSCANINI Un magicien. Un thaumaturge. Un etre doue par la nature d un pouvoir fluidique exceptionnel. Au Moyen Age, on 1’aurait brule comme sorcier. Au- jourd’hui on reconnait en lui le plus prodigieux des « sorciers » de la musique. La baguette qu’il promene, d un geste elegant, au- dessus d un orchestre doit etre en coudner. Ce qu elle cherche et ce qu elle recueille dans les airs, ce sont des vibrations secretes de la nappe sonore qui fremit dans les anfractuosites des coffrets de lutherie et dans les canalisations des instruments a vent. Elle per^oit !’existence de ces courants invisibles avant meme qu’ils aient eu le temps de sourdre du sous-sol qu elle explore. C’est elle qui les tire du neant, qui les amene a la lumiere, qui en regie la force et le debit. A son appel, les sons se punfient, se clanfient, s’enflent en cataractes ou s’amenuisent en ruisselets. Tout est concentre dans les deux mams fremissantes de ce charmeur d’ondes. Arturo Toscanini possede l’art mysterieux d ap- privoiser les sons et les timbres. La vibration musicale n’est pas naturellement obeissante. La compression et la discipline imposees aux petits genies de 1’espa- ce pour les obliger a chanter ne vas pas sans quelques revoltes et quelques sournoises trahisons. Tous les chefs d’orchestre ont a lutter contre cette resistance de 1’air emprisonne ou trop violemment martele, etire ou lamine par les machmes-outils de 1’usine orches- trale. Vous assistez chaque jour, a la lutte violente qu’ils livrent a ces forces naturelies pour triompher de leur indocilite ou de leur inertie. Certains y de- pensent une force physique considerable et sortent de cette lutte brises, haletants et converts de sueur, sans avoir toujours remporte la victoire. Toscanini au contraire, apporte sur 1’estrade la meme aisance et la meme desinvolture elegante qu’un ecuyer montant un pur sang en haute ecole. Svelte et cambre, la tete haute, le bras droit bien detache de 1’epaule, sa fine cravache pincee entre trois doigts, sa mam gauche prenant frequemment appui sur sa hanche, 11 regie les foulees de pegase dans un style eblouissant. Tout semble simple et naturel dans les resultats qu’il obtient. La cohesion absolue, 1’equilibre parfait, 1’homoge- neite des melanges de timbres, la richesse des cou- leurs instrumentales, la precision des attaques et de !’articulation et la finesse du « grain » de la sonorite orchestrale, paraissent resulter d une adhesion em- pressee de tous les courants invisibles de 1’ether et de ceux qui s’evadent de la subconscience des executants. Il y a la un consentement unanime qui est un ven- table miracle. Le miracle eternel d’Amphion et d’Orphee. L’art de Toscanini est inanalysable, mais sa science n’echappe pas a !’observation. En dehors de son indiscutable puissance magnetique cet admirable chef d’orchestre possede un metier d une solidite prodi- gieuse, qui s’affirme dans la minutie intelligente de son travail de repetitions. Et c’est ainsi que le maitre de Parme, dont toute la carriere fut une perpetuelle et triomphale ascension vers la gloire, affirma partout la souverainete absolue de son talent, dans son pays natal et a 1’etranger. Turin, Genes et Milan n’ou- blieront jamais ses eclatantes victoires. La Scala lui doit sa magique renaissance, I’Amenque du Sud et l’Amerique du Nord 1’ont fete magnifiquement. L’orchestre Philharmonique de New York lui doit une renommee mondiale, et les tournees europeennes qu’il a dirigees avec cette phalange ou avec les artistes de la Scala de Milan, ont ete des revelations pour tous les musiciens. C’est a lui qu’on doit la rehabilitation de tous les grands operas classiques itahens, et c est en entendant une de ses executions que Debussy « decouvrit » le genie de Verdi. Tout Alexandrie fetera aujourd’hui cet admirable artiste et cet homme de coeur, dont la noblesse de caractere egale le genie et en qui les techmciens sa- luent sans hesiter le plus grand chef d’orchestre du monde. Emile VUILLERMOZ.
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L’ORCHESTRE de PALESTINE (The Palestine Orchestra) Founder: Bronislaw HUBERMAN Il y a un an vint en Palestine un grand violoniste, double d un ideahste genereux et d un realisateur energique — Bronislaw Huberman. Il vit 1’amour de la population Juive pour la musi- que et en prophete moderne dit : travaillons pour qu’un des plus petits pays de l umvers ait un des meilleurs orchestres du monde. Ainsi naquit le Palestine Orchestra. Lors de son dernier concert a Alexandne, Huber- man nous dit ses projets ambitieux, tout en ne se dis- simulant point les multiples difficultes. Travailleur infatigable, plein d’enthousiasme pour Foeuvre qu’11 creait, 11 s’occupa d’etabhr 1’Orchestre de Palestine sur de sohdes bases artistiques et financieres. On fonda« !’Association of the Palestine Orchestra•) qui grouperait tous les amis de 1’oeuvre, recueillerait les souscriptions et les dons. L’administration finan- ciere fut confiee a un comite de « trustees », compose d’hommes de premier plan ayant a leur tete Mr. S Horowitz, am! personnel de Huberman, et comme tresorier le colonel Kisch. Le public Juif de Palestine et des amis d’Europe et d’Amerique repondirent magnifiquement a 1’appel de Huberman et de !’Association. Si bien que le bud- get se trouva rapidement assure. On pouvait craindre des difficultes financieres puisque les grands orchestres de New York, Londres, Paris etc., ne parviennent a se maintenir en vie que grace aux liberalites des riches mecenes et I’appui des pouvoirs publics. Huberman pensait que la foi et 1’enthousiasme 1’emporterait. Il avait raison. Ainsi la vie materielle de 1’Orchestre de Palestine semble assuree. On dit meme que des genereux dona- teurs ont mis 1’orchestre a 1’abri des soucis financiers pour un bon nombre d’annees. Huberman s’occupa egalement de la partie artist!- que, engagea lui-meme les artistes apres les avoir soumis a d’exigeants examens. De toute part des concours se presentaient. Des homines ayant tenu des places de sohstes dans des grands orchestres europeens demandaient a pouvoir apporter leur collaboration, meme au dernier pupitre. Leurs pays d’ongine sont divers. La Palestine et la Pologne viennent en tete avec chacun 16 executants, 1’Autnche suit avec 11, 1’Alle- magne en contribue 10, la Hollande et la Hongrie chacun 4, la Tcheco-Slovaquie et 1’Itahe 2, et les Etats-Unis et la Lettonie envoient chacun 1 artiste. L age moyen des executants est de 30 ans, ce qui est assez bas et promet bien pour l’avenir. Il y a trois chefs d’orchestres permanents, dont MM. Steinberg et Michel Taube. La direction est entre les mains de Mr. Levertoff. L’ancien pavilion d’Italie a la foire de Tel Aviv a ete transforme en salle de concerts de plus de 2.500 places, par le grand architecte Professeur Oscar Kaufmann, auteur des principales salles d’Allema- gne. Tout cela a ete realise en un an. Le grand Toscanini lui-meme a tenu a diriger les debuts de 1’Orchestre de Palestine. Geste magnifique et tout a fait desinteresse. Le premier voyage a 1’etranger de 1’Orchestre de Palestine est en Egypte. Symbole de Fapport spintuel de la Palestine nou- velle en Orient et de fraternite entre les races et les peoples. Julien J. GRUMBERG.
Le Cirand Maitre de la baguette... ARTURO TOSCANINI enregistre exclusiVement sur disques «HIS MASTER’S VOICE״ Seals Concessionnaires .־ K. FR. VOGEL W. & E. Vogel & C°, Succrs ALEXANPRIE LE CAIRE 28, Rue Cherif Facha 16. 5h. Maghraby Le Symbole de la Suprematie
2me SYMPHONIC (PRAHM5) La premiere execution de cette symphonic en re majeur eut lieu le 10 Janvier 1878 a Vienne, sous la direction de l’auteur. Elle fut assez mal accueillie par les wagnero- philes de 1 epoque. L’ouvrage fut donne en 1880, aux Concerts Pasdeloup et a la Societe des Concerts, la meme annee. La critique ne lui fut pas favorable. M. Victorin Joncieres la declara « pleine de broussailles», M. A. Pougin qualifia sa conception « d’enfantine ». Selon l’avis de M. Hermann Deiters, son caractere general est printanier. En effet, sauf 1 Adagio, tout y est frais et lumineux et contraste avec les couleurs sombres de la lere Symphonic en ut majeur. Ces appreciations nous paraissent quelque peu surprenantes, aujourd’hui que cette symphonic est unanimement reconnue comme un chef d’oeuvre. SYMPHONIC “InacheVee" (SOWCRT) Les deux morceaux de la symphonic en si mineur, decouverts longtemps apres la mort de l’auteur dans la biblitoheque de la Societe de Musique de Gratz ont ete ecrits en 1822, a l’age de 25 ans. Bourgault Ducoudray nous dit : «Dans la premiere partie la teinte funebre repandue dans le motif initial produit un con- traste saisissant avec le second theme dont emane une impression de bonheur exquis », mais bref, car le spectre de la mort se dresse a nouveau devant nous. La seconde partie est « un morceau tombe du ciel, d’une suavite angelique et d’une mys- ticite adorable ». LC 50NQC P'UNC NUIT P'CTC (MCNPCL550HN) « Le Songe d’une nuit d’ete», comprenant 12 parties, a ete cree par Mendelssohn pour illustrer 1’ceuvre de Shakespeare. Toute la reverie poetique d’une nuit de la Saint-Jean d’ete est resumee dans ces quelques pages de musique dont sont extraits les deux morceaux qui figurent au programme. ORCRON, ouVerture (WCPCR1 Cet opera est la derniere oeuvre du compositeur qui l’acheva en Avril 1826, deux mois avant de mourir a Londres ou il s’etait rendu pour y diriger l’ouvrage. L’Oberon, Eu- ryanthe et le Freischutz sont les trois oeuvres de Weber qui lui ont valu le plus de succes de son vivant et dont Wagner s’est visiblement inspire.
Concert du Samedi 9 Janvier 1937 PREMIERE PARTIE 1. La Scala di Seta....................................................... Rossini 2. 2"" Symphonie en re majeur.................................... Brahms Allegro non troppo Adagio non troppo Allegretto grazioso Allegretto con spirito DEUX1EME PARTIE 3. Symphonie «lnachevee» en si mineur .................. Schubert Allegro moderate Andante con moto 4. Songe d’une nuit d'ete.............................................. Mendelssohn Nocturne Scherzo 5. Oberon (Ouverture) Weber
3m־ SYMPHONIE “Heroique" (PEETHOUEN) La Symphonie «Heroique» doit etre classee parmi les oeuvres capita les du 19eme Siecle par ses caracteristiques de dynamisme titanique faisant penser aux plus gigantesques convulsions de la Nature. L’idee en a, semble-t-il, germe dans la pensee de Beethoven vers 1798 et 1’oeuvre fut terminee en 1803 : c’est Bonaparte qui en est le symbole, Bonaparte heros de la Liberte. Mais le 2 Mai 1805, le ler Consul ayant accepte la couronne d’Empereur qui lui etait offerte par le Senat, Beethoven outre de cet acte de faiblesse qui faisait tomber son heros au rang de simple mortel esclave de son Ambition, effa^a le nom de Bonaparte de la lere page de 1’oeuvre qu’il dedia alors au Prince Lobkowitz. ESMONT, ouVerture, op. 84 (5EETH01/EN) Beethoven, a trouve dans la musique d’Egmontlaconsolationd’epancher librement sa foi patriotique. On peut lire dans la Gazette Musicale Universelle de Mars 1814, au sujet de 1’ouverture de cet opera : « Un miroir magique qui reflete tous les grands traits de la tragedie de Goethe : la noble grandeur du heros, la tendresse de son amour, les plaintes de Clara, la gloire et l’apotheose du heros qui tombe sans avoir plie ». Ve SYMPHONIE en “ut majeur” (PEETHOUEN) Dans la Gazette de Vienne, le 26 Mars 1800, paraissait l’avis suivant: «la direction du Theatre imperial et royal ayant mis la salle de spectacle a la disposition de M. Louis van Beethoven ce compositeur previent !’honorable public que la date de son concert est fixee au 2 Avril. On pourra se procurer, ce jour-la et les jours suivants, des loges et des places reservees chez M. van Beethoven a.u Tiefen Graben, No. 241, 3e etage. S’adres- ser egalement au bureau de location oil MM. les abonnes qui ne desireraient pas garder leur loge sont pries de le faire savoir en temps opportun ». Tel est l’appel qui preluda au lancement de la premiere oeuvre symphonique du maitre. Le succes fut considerable, sans toutefois entrainer !’adhesion de toute la critique. La Gazette Generale de la Mu- sique, ecrivait en effet, en deplorant l’abus des instruments a vent, que cette symphonie etait plutot un «morceau d’harmonie qu’une veritable oeuvre orchestrale ». C’est en realite une oeuvre pleine de gaiete juvenile — bien que Beethoven, deja sourd, vivait une«vie miserable ». On y sent, ecrit Romain Rolland,«le desir et 1’esperance de plaire». LEONORE, OUVerture N° 3 (PEETHOl/EN) Beethoven composa pour son opera Fidelio, cree en 1805, trois ouvertures en ut qui portent le nom de Leonore. « Que dire», ecrit Vincent d’Indy,«de 1’ouverture designee sous le numero 3? Le theme « de plainte et le theme d’esperance arrivent peu a peu, a 1’issue d’une apre lutte contre « la haine, a se reunir, se transformant, apres la fanfare liberatrice, en 1’elan du plus « ardent amour !».
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Concert du Lundi 11 Janvier 1937 ]E1estivjs.il ]B]E]E^C]H[OV]EIV PREMIERE PARTIE 1. 3me Symphonic (Heroique) cn mi bemol majeur Allegro con brio Marche funebre (adagio assai) Scherzo (allegro vivace) Finale (allegro molto) DEUX1EME PARTIE 2. Egmont (Ouverture). 3. 1" Symphonic en ut Majeur Introduction : Allegro Andante Menuet Allegro molto 4. Leonore (Ouverture No. 3).
CONCERTS DONNfiS EN ABONNEMENT PAR LA SOCIETE des CONCERTS d’EGYPTE (COI^AI»O]HiJI.TION IB. CON'lBGrljia^O) Saison 1926-1927 Saison 1927-1928 4 Concerts lancovitch quatuor 4 Concerts Sevcik-Lhotzky — quatuor 1 Concert Ruth Deyo — piano 1 Concert Madeleine Grey — chant 1 » Rossi — violoncelle 1 » Cortot — piano Saison 1928-1929 1 Concert 1 » 2 Concerts Sylvia de Gay — piano Jose Iturbi — piano quatuor Krettly 1 Concert 1 » Ignace Friedman — piano Gaullet — violon Saison 1929-1930 1 Concert 1 » 1 » Symphonique Gaspar Cassado — violoncelle Vasa Prihoda — violon 1 Concert 1 » 1 1 » Symphonique avec Szatmari Ninon Vallin — chant Von Sauer — piano Saison 1930-1931 1 Concert Cortot — piano I 1 Concert Prihoda — violon 1 » Trio Italien avec Casella 1 » Symphonique avec Von Sauer 1 » Symphonique avec Huberman I 1 » chorale Viennoise. Saison 1932-1933 Saison 1931-1932 1 Concert Quatuor Poltronieri 1 » Brailowsky — piano 1 » Rubinstein — piano 1 Concert Heifetz — violon 1 Conference Reynaldo Hahn 1 Concert de la Stedes Instruments Anciens Saison 1933-1934 1 Concert Erica Morini — violon 1 Concert Robert Casadesus — piano 1 » Maria Rota — chant 1 » Rene Benedetti — violon 1 » Backhaus — piano 1 » Madeleine Grey — chant Saison 1936-1937 1 1 1 Concert » » Yves Nat — piano Jacques Thibaud — violon Alexandre Barjansky - violoncelle | 1 Concert de la Ste des Instruments Anciens 1 » Quartetto di Roma 1 » Erica Morini — violon Saison 1934-1935 1 1 1 Concert » » Milstein — violon Brailowsky — piano C. Zecchi — piano 1 Concert 1 » 1 1 » Elisir d’Amore — Opera Szigeti — violon Isa Kremer — chant Saison 1935-1936 1 1 1 Concert » » Mischa Elman — violon Huberman — violon Adele Kern — chant 1 Concert 1 » 1 1 » Quatuor de Jerusalem Elisabeth Schumann — chant Orchestre Bardi 1 Concert Uninsky — piano 1 » Borowsky — piano 1 Concert Rubinstein — piano 1 » Toscanini.
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EWART MEMORIAL HALL (67, sk. skeikk R;kane) AMERICAN UNIVERSITY JEUDI 7 JANVIER 1937 a 9h. 15 p.m. tres precises SOCIETE DE MUSIQUE D’EGYPTE MESH[ SYMPHDNIQUE lie PAEESTIHE sous la direction de •TOSCANINI ROSSINI BRAHMS PROG RAM ME — OUVERTURE ׳‘Scala Ji Seta”. — SYMPHONIE No. 2 op. 73 en ri majeur Allegro non troppo Adagio non troppo Allegretto grazioso (quasi andantino) Allegro con spirito INTER L L. E SCHUBERT — SYMPHONIE INACHEVEE en si mineur Allegro moderato Andante con moto MENDELSSOHN— NOCTURNE et SCHERZO (Ju ,'Songe June nuit J ete ). WEBER -- OBERON ouverture m k 1 n. nauA
EWART MEMORIAL HALL (67, sk. skeikk Rikane) AMERICAN UNIVERSITY MARDI !2 JANVIER 1937 a9h. 15 p.m. tres precises SOCIETE DE MUSIQUE D’EGYPTE 2eme Concert d'Abonnement ORCHESTRE SYMPHONIIJUE lit PALESTINE sous la direction de Toscanini PROGRAMME BEETHOVEN — SYMPHONIE No. 3, Eroica Allegro con brio Marcia funebre - Adagio assai !Scherzo - Allegro vivace Trio - Coda Finale - Allegro molto ״ Poco andante - Presto INTERVALLE BEETHOVEN — EGMONT, ouverture BEETHOVEN — BEETHOVEN ’ — SYMPHONIE No. 1 ״> J״ majeur. Adagio molto Andantino cantabile con moto Minuetto - Allegro molto vivace Trio Finale - Adagio - Allegro molto e vivace Ouverture “LEONORE III op. 72. !hr v.& Liotta
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